Dans une perspective de développement de la filière audiovisuelle en Polynésie française, l’université a mis en place depuis octobre 2009 un diplôme “Métiers de l’audiovisuel”. Objectif affiché : professionnaliser le secteur et permettre l’émergence d’une nouvelle vague de talents made in fenua.

Depuis sept ans, le Fifo offre aux Polynésiens une production océanienne de grande qualité, encourage de manière indirecte la création et a sans aucun doute initié des vocations au fenua dans le secteur de l’audiovisuel. Les jeunes polynésiens ne manquent pas de courage ni même de passion mais côté formation professionnelle, il y avait des carences certaines sur le territoire.

Pour y remédier, l’université de Polynésie française, en partenariat avec l’association Action et le syndicat des producteurs audiovisuels (Spapf), a ouvert un diplôme universitaire “Métiers de l’audiovisuel” en octobre dernier. Financé par le Pays, ce DU répond particulièrement aux besoins de formation dans les métiers de la production et de la réalisation audiovisuelle. Écriture de scénario, montage, production et tournage, les 12 étudiants sélectionnés sur dossiers, suivront jusqu’en juin prochain neuf modules animés par des professionnels.

Répondre à une demande de professionnalisation

Si cette formation “contribue à favoriser l’émergence d’une nouvelle vague de talents et s’inscrit dans la politique d’aide à la production audiovisuelle locale arrêtée par le Pays”, comme le souligne l’université, les possibilités d’emplois sont malheureusement très limitées. “Nous avons conscience que le marché peut très vite être saturé, donc notre but n’est pas de former plus de jeunes qu’il n’y a d’emplois possibles. Par ailleurs, les 12 jeunes retenus pour cette formation ont déjà tous un pied dans l’audiovisuel. Ce diplôme est surtout là pour répondre à une forte demande de professionnalisation donc la formation ne sera pas forcément reconduite chaque année”, précise Marie-Christine Delajoud en charge de la formation continue au sein de l’université. Dans cette logique de professionnalisation, la prochaine étape pourrait être la mise en place d’une formation de perfectionnement. Le projet est aujourd’hui encore à l’étude. On retiendra que parmi les films en compétition au Fifo cette année, Une lubie de M. Fortune a nécessité, pour son tournage en Polynésie, l’embauche de 34 techniciens locaux.

Source : Les Nouvelles de Tahiti