Pascal Bonnel : Je ne connaissais pas la Polynésie, je n’étais jamais venu en Polynésie. Comme beaucoup de monde, je rêvais de la Polynésie… Qui n’en rêve pas ? Mais j’avais mon frère aîné qui était venu travailler en Polynésie entre 1965 et 1967. Moi j’étais adolescent à l’époque, vivant en Corse, passionné de plongée, de chasse sous-marine, et quand il m’envoyait ses photos, des livres qui étaient faits pour mon âge, j’étais début d’adolescence, je m’étais dit qu’un jour vraiment dans ma vie, il faudrait que je vienne en Polynésie. Et je suis venu en Polynésie !

Arrivé à Tahiti, je pense que l’intelligence de la chose c’était de nous faire nous acclimater dans un bel hôtel de Tahiti qui s’appelle le Manava, puis départ sur Bora Bora avec la découverte d’une île magnifique. Arrivée au Pearl Beach, magnifique hôtel avec de belles chambres tout au fond de l’hôtel, tout en bord de mer, on se serait cru presque seuls au monde. Puis, là-bas on avait un contact d’un monsieur qui s’appelle Evan et qui amène les gens voir les requins, plonger avec les requins et les raies. Petite ballade en apnée, en plongée libre dans les coraux.

Ce monsieur nous a gentiment pris en main, nous a même amener chez lui pour nous présenter son fare, sa madame, ses enfants… Et un tour en voiture aussi, toujours amener par notre fameux Evan, qui était un garçon vraiment charmant, pleins d’histoires et d’anecdotes à raconter, c’était je pense pour nous le guide idéal pour découvrir Bora Bora.

Alors Huahine ! Quand on est arrivé à Huahine, on a découvert là une île vraiment plus envahie par la verdure et la végétation luxuriante que par les hôtels. Alors l’hôtel, le Te Tiare, un hôtel isolé, un accès en bateau uniquement, là aussi un accueil fantastique et là aussi, voilà qu’un tout petit monsieur nous a pris en main, lui aussi, c’était peut-être les dieux tahitiens qui nous envoyaient à chaque fois ces personnages. Il nous a fait faire un tour de l’île en voiture, on a donc loué une petite voiture, et comme c’était un spécialiste d’archéologie et un guide professionnel, un ancien guide professionnel, on a pu visiter les plantations de vanille, les plantations de melons, de pastèques…

Des marae extraordinaires. Non seulement voir les marae comme on aurait pu les voir nous en les découvrant comme des touristes, mais lui, nous a montré du doigt des bas reliefs, nous a expliqué exactement comment se passait une cérémonie… Là aussi une découverte, je dirais, à livre ouvert, que l’on n’aurait pas pu vivre comme ça si l’on n’avait pas opportunément rencontré, il se surnommait anciennement au club Med Féfé, qui nous a vraiment gâté par sa gentillesse, son savoir et ses connaissances de l’île de Huahine.

Huahine, une île sauvage et préservée et humainement là encore une dimension que l’on ne connaît plus en Europe, c’est-à-dire la gentillesse, les bonjours, les mercis, les nanas, les mauruuruu, les sourires… Des gens que l’on aurait presque envie d’embrasser !

Ce que je n’avait pas imaginé, c’était l’accueil que l’on allait recevoir Maud et moi ici, et la gentillesse des gens et cette espèce d’ouverture de cœur. On a l’impression qu’il y a une distance entre les Polynésiens et nous, les Européens, qui est très facile à franchir. Je pense que d’un côté comme de l’autre, il faut être ouvert et les choses se passent très simplement, très franchement, très sincèrement, et encore très gentiment et c’est un accueil… Voilà, ce que je voulais dire c’est que c’était plus encore que ce que j’aurais imaginé au niveau de l’accueil des gens d’ici.