Les plus de 245 000 habitants de Polynésie française sont dispersés sur une étendue vaste comme l’Europe. La plus grande partie de l’activité économique est concentrée dans les îles de la société qui regroupe 85% de la population totale. Cette population est jeune avec 43.1 % des habitants qui ont en dessous de vingt ans.

Tandis que seulement 6% de la population a plus de soixante ans. Le secteur su tourisme s’affirme comme l’instrument prioritaire du développement économique de la Polynésie française et emploie directement plus de 7 500 personnes.

Stimulés par les dispositifs de défiscalisation métropolitains et locaux, les projets hôteliers sont nombreux et la capacité d’accueil de classe internationale augmente chaque année. Les mises en place de paquebots de croisière sont autant d’investissements sur lesquels se fondent beaucoup d’espoirs de développement à moyen et long terme. Parallèlement, le secteur de la petite hôtellerie non classée s’est fortement développé offrant une capacité de chambres en croissante évolution et répartie sur une trentaine d’îles.

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Ce secteur économique est devenu vital pour le développement des archipels. La perle noire de Tahiti est réputée dans le monde entier. La culture de la perle qui a connu dans le monde entier un développement spectaculaire constitue la seconde source de recettes extérieures pour le territoire après le tourisme. Il existe actuellement en Polynésie plus d’une centaine de coopératives plus de 200 associations familiales et une vingtaine de sociétés privées qui possèdent des fermes perlières.

La Polynésie française côté lagonAvec une zone d’exclusivité parmi les plus grandes du monde, la Polynésie française dispose d’un atout important en matière de pêche. Ce secteur possède une flottille de pêche industrielle de thoniers dont la majeure partie de la production de poissons est destinée aux marchés extérieurs. Mais la pêche reste une activité traditionnelle, et la majeure partie de ses produits est auto consommée dans les archipels ou commercialisée sous forme de vente directe. Le secteur industriel occupe une place secondaire dans l’économie territoriale. On compte quelques 2 600 entreprises employant près de 6 700 personnes concentrées au trois quart sur l’île de Tahiti.

La Polynésie françaiseEnviron 8% des entreprises polynésiennes relèvent su secteur du bâtiment et des Travaux Publics. Ces dernières années ont été marquées par une forte reprise des activités du BTP, notamment grâce au secteur e l’hôtellerie, de l’habita et aux lancements de grands chantiers. Autrefois, premier secteur économique de la Polynésie française, l’agriculture ne représente plus aujourd’hui qu’une place modeste dans la production intérieure totale. Le coprah reste la culture dominante et l’une des seules activités agricoles principalement exportatrice avec celle du nono dont les exportations de purée et de jus poursuivent depuis 1996 une ascension fulgurante.

Le gouvernement tente, en parallèle, de relancer la culture de la vanille. Quant à l’artisanat qui ait vivre plus de 12 000 personnes, la production est essentiellement localisée dans les archipels des Tuamotu, des Marquises et des Australes. Elle y est d’une grande diversité : objets et bijoux en coquillages, chapeaux, sacs, paniers et peus en feuilles de pandanus, sculpture sur bois, tapas et tifaifai.

Grâce au développement de ces activités traditionnelles et grâce à l’essor notamment du secteur du tourisme et de la perliculture, la Polynésie française jouit aujourd’hui d’une économie parmi les plus développées au sein de la région Pacifique Sud.

Les îles du vent

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Située en plein cœur de l’océan pacifique, après un voyage de 17 000 km à partir de la France, Tahiti et ses îles permet au visiteur de vivre la magie polynésienne au quotidien. Dès la descente de l’avion, vous serez séduit par le sens inné de l’hospitalité des Polynésiens et cette irrépressible joie de vivre qu’ils aiment tant partager.

L’île de Tahiti mérite que l’on s’y attarde. Son port de plaisance accueille les bateaux de croisière et permet aux polynésiens de s’entraîner à leur sport favori : la pirogue. Après avoir flâné au centre ville de Papeete, visiter le Musée de la Perle, admirer la mairie au style colonial, ne ratez sous aucun prétexte le marché aux couleurs tropicales où règne une chaleureuse ambiance et convivialité polynésienne, qui offre au touriste tout l’éventail des produits traditionnels et objets artisanaux polynésiens.

Si vous avez la chance de séjourner à Tahiti au mois de juillet, vous assisterez au très fameux Heiva, célébration de la culture polynésienne. Rien de tel que le truck, transport local, pour se lancer dans la visite de l’île qui offre une multitude de sites tel le Musée de Tahiti et des Iles, garant de la culture polynésienne. Vous pourrez faire escale au marae Arahurahu, où l’on assiste au mois de juillet à une reconstitution historique. Après une escale au golf ou au Musée Gauguin, selon les goûts, la presqu’île et ses paysages sauvages vous attendent. Un peu plus loin sur la côte Est, vous pourrez explorer les profondes vallées vertes et profiter des cascades qui tombent dans les rivières fraîches.

Le tourisme vert à Tahiti est vaste et varié et il existe de très nombreuses randonnées, à pied, à cheval ou en 4×4, qui permettent de découvrir les fabuleux paysages de l’intérieur de l’île. Votre circuit du tour de l’île s’achèvera par la visite de monuments tels le phare de la pointe Vénus et le tombeau du dernier roi de la dynastie Pomare. Enfin, le soir venu, les roulottes de la place Vaiete proposent des plats typiques et variés tandis que de nombreux spectacles s’organisent sur les places en bord de quai. Et tandis que le soleil a quitté le ciel, les Polynésiens éclairent de leurs torches les places de Papeete en exécutant une danse très spectaculaire, la danse du feu.

L’île la plus proche de Tahiti est Moorea, à 7 minutes en avion ou trente minutes en bateau. Vous trouverez nombre d’hôtels de haut niveau mais également de charmantes petites pensions de famille. Les activités touristiques à Moorea sont nombreuses et principalement nautiques. Vous vivrez quelques fantastiques moments en compagnie des dauphins. Pour ceux que le monde sous-marin passionne, la faune et la flore du lagon de Moorea sont exceptionnellement riches et variées. Vous découvrirez également les marae, anciens lieux de cultes autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan. Vous vivrez une expérience fort enrichissante au Tiki Village, reproduisant un vrai village d’artisans polynésiens. Enfin, il convient de souligner l’ambiance très particulière de Moorea, île élue de nombreux artistes contemporains.

Tetiaroa vous fera vivre un vrai retour à la nature. Les principaux habitants de ces douze motus sablonneux sont les oiseaux migrateurs qui profitent pleinement des longues plages de sables blanc et de l’eau limpide du lagon.

Les îles sous le vent

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Huahine est une des îles de la société qui a conservé un aspect sauvage et authentique. Vous y découvrirez de nombreux sites archéologiques. Vous y découvrirez également les pièges à poissons. Huahine est entourée de divers motus vers lesquels vous guideront les habitants de l’île, fiers de partager leur patrimoine culturel. En pirogue ou en 4×4, laissez-vous guider dans la découverte d’une nature riche et variée.

A seulement 15 minutes de vol de Huahine, Raiatea est considérée comme le berceau de la civilisation polynésienne. De nombreux marae, dont Taputapuatea en témoignent. L’une des particularités de Raiatea est la rivière Faaroa, seule navigable des îles de la société et qui fait l’objet d’une superbe excursion. Grâce aux nombreuses passes tout autour de l’île, Raiatea est devenue une véritable base nautique qui exhibe fièrement ses très récentes infrastructures.

Située dans le même lagon, Taha’a offre de très belles excursions vers les motus entourés d’un lagon couleur saphir et émeraude, mais également à la découverte de ses forêts luxuriantes. Les gourmets apprécieront particulièrement la culture de la vanille qui représente 80% du marché de Tahiti et ses îles. Vous dormirez dans de charmantes petites pensions dont les propriétaires se feront un honneur de vous faire visiter leur ferme perlière, nombreuses à Taha’a, égrenant le lagon.

Après ces escales de nature sauvage, vous atteindrez l’île de Bora Bora. Dès votre arrivée en avion, la perle du Pacifique vous offre la multitude des bleus de son lagon. Les hôtels, nombreux sur l’île, permettent grâce à leurs bungalows sur pilotis, de profiter confortablement des superbes paysages de Bora Bora ; puis, le soir venu organisent de somptueux buffets de mets locaux et des spectacles de danse traditionnelle. Les activités touristiques à Bora Bora sont nombreuses et principalement nautiques. Vous pourrez faire ce dont vous avez toujours rêvé : voler, nager, explorer les fantastiques fonds sous-marins, en compagnie des raies et des requins sans le moindre danger. Bora Bora est également une île aux montagnes luxuriantes, que l’on peut découvrir lors de randonnées en 4×4. Si vous séjournez à Bora Bora au mois octobre, vous aurez la chance d’assister à la dernière étape de la très célèbre course de pirogues : Hawaiki nui va’a, grand événement sportif polynésien. Situé à 1h10 de vol au départ de Tahiti et accessible grâce à la navette express au départ de Bora Bora, Maupiti est lové au cœur d’un lagon de jade, ouvert sur l’océan par une seule passe. Vous logerez dans une pension de famille chez l’habitant qui vous fera chaleureusement découvrir les immenses plages désertes de sable blanc.

L'archipel des Marquises

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Situé au cœur du Pacifique, à 1 400 kilomètres de Papeete (île de Tahiti), l’archipel des Marquises est certainement le plus mythique de Polynésie française. Blocs de lave surgis de l’océan, ces îles hautes semblent défier en permanence l’immensité de la mer. Dans ces montagnes indomptées, l’hélicoptère reste le moyen le plus rapide pour se déplacer. Ce relief impressionnant est strié de profondes vallées et d’avancées rocheuses. Les massifs basaltiques sont directement livrés aux assauts des vagues et de la houle. Des cratères, partiellement immergés, forment de vastes amphithéâtres où se nichent les rares localités.Seules 6 des 15 îles marquisiennes sont peuplées et totalisent près de 8000 habitants, qui se regroupent dans les villages en bord de mer, toujours très fleuris et bien entretenus.

A pied, à cheval ou à vélo, chacun vaque à ses activités dans le calme et la nonchalance. Vers la fin de la journée, les femmes aiment se rassembler et passer des heures entières à jouer au Bingo, jeu très apprécié sur l’île de Nuku Hiva. Les enfants, quant à eux, profitent des petits coins de verdure, parsemés sur le chemin du retour à la maison. Pour visiter les nombreux sites entourant les villages, le 4×4 est le moyen de transport indispensable afin d’accéder aux pistes chaotiques qui mènent aux anciens marae.

Ces lieux de culte ancestraux, que l’on retrouve sur presque toutes les îles de Polynésie Française, sont, dans l’archipel des Marquises, particulièrement bien entretenus et restaurés. On peut ainsi très nettement distinguer les anciennes esplanades, tohua, qui étaient essentiellement réservées aux danses lors des festivités communautaires. Parsemés sur les îles, les tikis, statues anthropomorphes, ont chacun leur histoire.

C’est aux Marquises que l’on découvre notamment le tiki Moe, unique représentation orné d’une couronne de tiare. La visite des sites est toujours très spectaculaire, ne serait-ce que pour l’ambiance étrange qui s’en dégage et à laquelle on ne peut échapper. Mais les Marquises, c’est également quelques longues plages tranquilles en bord d’océan au sable blanc ou ocre. Il semble cependant que seuls les oiseaux en profitent car la majorité des activités marquisiennes se tournent vers l’intérieur de l’île. Souvent situé en hauteur, l’on peut admirer ces plages et ces baies des hôtels luxueux que l’on trouve sur les îles principales. Tout est conçu pour que le visiteur profite d’un repos bien mérité après les dures excursions de la journée. Toutes les îles ne possèdent pas de grands hôtels mais de nombreuses pensions de famille accueillent chacun très chaleureusement. De leurs immenses forêts à la végétation luxuriante, les marquisiens exploitent chaque parcelle. Des palmes de cocotiers, les femmes tressent les longues feuilles encore vertes pour en faire des paniers, des chapeaux, ou simplement des objets de décoration. Les hommes, quant à eux, sculptent le bois et façonnent toute sorte d’objets artisanaux à l’aide de motifs marquisiens. Chaque matière est utilisée. Les fibres de coco, habilement tressées, deviennent de jolies parures. Les écorces de jeunes troncs d’arbres, une fois décollées du bois puis martelées à l’aide d’un battoir deviendront le tapa, matière sur laquelle l’on dessine de nombreux motifs, que l’on retrouve souvent en tatouages, véritable symbole, aujourd’hui encore, de l’identité du tatoué. Autrefois considéré comme signe de bravoure, il était fièrement arboré par les anciens guerriers. Ces rites sont aujourd’hui encore représentés notamment lors de spectacles de danses et de chants guerriers. Certaines danses, quant à elles, racontent d’anciennes légendes, tout comme la danse de l’oiseau, majestueusement représentée par la meilleure danseuse du groupe. Ces femmes qu’un peintre maudit a tant aimé dessiner Paul Gauguin. Le peintre est omniprésent aux Marquises, notamment sur l’île de Hiva Oa où il passa de nombreuses années.La fameuse maison du jouir dans laquelle il vécut a été entièrement refaite.

Attenant à la maison du jouir, Jojo, l’avion personnel de Jacques Brel trône dans le ciel. Ces deux artistes, amoureux des Marquises, sont enterrés dans le petit cimetière du Calvaire. Beaucoup plus haut, en pleine nature, une stèle en souvenir du chanteur belge a été érigée en 1993. Il semble ainsi pouvoir jouir pleinement des magnifiques paysages de l’intérieur de l’île. Il n’est pas rare, lors d’excursions vers les sites archéologiques, de rencontrer au hasard des chemins, quelques chevaux qui profitent pleinement du calme des montagnes. Terres de légendes, les Marquises abondent de vestiges. Véritables musées à ciel ouvert, ces sites font l’objet de nombreux travaux archéologiques afin que les trésors de la mémoire marquisienne ne disparaissent avec le temps.

L'archipel des Tuamotu

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Situés à 300 kilomètres de l’île de Tahiti (Polynésie française), les atolls des Tuamotu forment un archipel à part. Ce chapelet de 77 atolls s’égrène sur 1500 km du Nord au Sud et 500 km de l’Est à l’Ouest.

La compagnie aérienne locale, Air Tahiti, permet d’accéder à ces fantastiques paysages de motus isolés dans des lagons de jade et d’émeraude. Seuls quelques atolls sont peuplés et les habitants des Tuamotu, les Paumotu, vivent une petite vie paisible dans les villages en bord de quai. Sur ces motus dénudés de relief, entourés par les lagons et l’océan, les activités possibles sont invariablement orientées autour des joies qu’offre la mer. Petits et grands en profitent pleinement, notamment lors de grande journée de pêche, activité principale des Paumotus.

Les variétés de poissons sont nombreuses et certaines pêches sont parfois plutôt surprenantes. Une des pêches très prisées par les Paumotus est la pêche au varu. Dangereux à attraper, ce crustacé a une chair particulièrement délicieuse. La pêche du matin, quelques morceaux de bois et de la farine mélangée à l’eau salée, très vite, un petit motu désert devient le bivouac des pécheurs qui prennent toujours beaucoup de plaisir à savourer dans le calme d’une nature sauvage, poissons et crustacés. sous l’œil attentif de la faune locale.

Si les Tuamotu permettent, lors de nombreuses excursions de devenir le Robinson Crusoé d’un jour, il existe de confortables hôtels de haut niveau, qui offrent une détente bien méritée. Sur les atolls plus isolés, le visiteur dormira dans de charmantes petites pensions de famille et rejoindra, pour les plus courageux, en pirogue, pour les autres en bateau à moteur, le village le plus proche pour assister le dimanche à la messe.

Convertis au 18ème siècle au christianisme par les missionnaires européens, les Paumotus sont aujourd’hui très pratiquants et la messe est toujours un grand moment de communion et de sérénité. Et tandis que certains profitent d’un repos tranquille, d’autres, vaillants, rejoignent les cocoteraies et rassemblent les noix de coco tombées à terre pour en extraire les copeaux. Ils obtiennent ainsi le coprah, résidu sec de la matière blanche de la noix de coco. Grâce à son pana, le coprahculteur effectue un bref et énergique mouvement du poignet pour séparer l’amande séchée de la coque. Les copeaux récoltés seront alors séchés puis envoyés vers Tahiti afin d’en extraire leur huile.Mais le coprah est une ressource secondaire des Tuamotu.

En effet, la perliculture est incontestablement le noyau économique des Tuamotu. De très nombreuses fermes perlières peuplent les lagons des atolls et donnent naissance aux célèbres perles de Tahiti. Les étapes, avant même d’obtenir ces perles sont nombreuses. Il va falloir collecter les jeunes huîtres, puis les attacher à des lignes d’élevage afin d’attendre leur maturité.

Les huîtres seront alors greffées par le dépôt d’un greffon dans l’organe reproducteur, suivi de l’introduction d’un nucleus, bille parfaitement sphérique de 6 mm environ. Dès lors, les cellules du greffon se développent autour du nucleus pour former le sac perlier, qui, une fois fermé, sécrétera la matière nacrière. Les huîtres ainsi greffées sont placées dans des petits paniers métalliques pour éviter qu’elles soient mangées par les balistes, puis re immergées dans le lagon. Chaque opération est très délicate et le retour à la mer qui permettra aux nacres d’enfanter les perles est toujours vécu sous l’œil du hasard ou de la providence.

Mais les fonds sous-marins réservent bien d’autres joies pour ceux qui les explorent. De simples masques et tubas permettent d’admirer la faune des petits poissons ou des majestueuses raies qui sillonnent le lagon. La plongée sous-marine est l’activité touristique la plus pratiquée aux Tuamotu. Il existe de très nombreux centres de plongée qui permettent à chacun d’explorer en toute sécurité une faune aquatique qui ne cesse d’émerveiller.

L'archipel des Australes

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Situé en Polynésie française, au sud de Papeete (île de Tahiti) et en plein coeur du Pacifique, l’archipel des Australes se compose de cinq îles principales au relief typique des îles hautes, anciens volcans. Ces montagnes, érigées dans le ciel, sont entourées d’une barrière de corail, protégeant sur certaines îles un magnifique lagon au camaïeu de bleus. Les nombreuses falaises, vestiges des très anciennes irruptions volcaniques, plongent dans la mer, non loin des plages paradisiaques de sable blanc.

L’archipel des Australes est très peu peuplé. En effet, la population totale dépasse à peine les 6000 habitants. Ceux-ci vivent dans de petits villages en bord de mer entourés d’une nature généreuse et préservée. Le « fiu », nonchalance locale, rythme le quotidien des villageois, qui bénéficient pourtant d’un des climats les plus frais de Polynésie Française.Les activités sont nombreuses aux Australes. L’une d’elles, l’agriculture, est une des ressources premières de ces îles ; le taro est le produit alimentaire de base de l’archipel. Cette plante à rhizome est cultivée comme le riz, dans des marécages irrigués. Les sols des Australes sont exceptionnellement riches et fertiles et l’on y cultive tous les fruits et légumes communs des régions tempérées.

L’on y cueille également le pandanus, matière première du tressage artisanal. Ces feuilles vertes sont triées puis laissées à sécher afin d’être tresser. Cette occupation est l’apanage des femmes qui se réunissent en famille, ou en associations, afin de tresser les feuilles sèches pour en faire des chapeaux ou bien des paniers qui seront vendus aux marchés.Très respectueux du savoir et des croyances des anciens, les Polynésiens ont conservé leurs marae, lieux de culte autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan. De ces grandes plate formes ou terrasses pavées, entourés par des murets et construits avec des blocs de basalte ou des dalles de corail, il ne reste aujourd’hui que quelques pierres posées qui donnent lieu à de nombreuses légendes.

Malgré leur attachement évident aux rites et manifestations religieuses d’autrefois, les Polynésiens sont de fervents pratiquants. Les messes ne se ratent sous aucun prétexte, et c’est toujours avec beaucoup d’entrain que les habitants des Australes chantent les Himene le dimanche à la messe. La religion est aussi prétexte à d’immenses fêtes, comme celle du Me. Les habitants se retrouvent à cette occasion dans les chants et les prières, puis organisent des visites guidées dans chaque maison afin de déterminer quelle sera la plus belle et la mieux équipée. Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talc et de parfum. Le périple durera toute une journée, ponctué de chants pieux dans les maisons des villageois malades.

Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes mais cela n’empêchera personne, sur la fin du trajet, de fêter la journée, de danser et de chanter.Pour se reposer aux Australes, lors de votre voyage, il existe de charmantes petites pensions de famille, toujours très bien entretenues et qui seront le point de départ de nombreuses excursions. L’une des plus spectaculaires se fait à Rurutu qui possède des grottes calcaires percées à flan de falaise. Dans ces cavités, l’érosion a fait naître de la pierre, stalactites et stalagmites. L’une d’elles, servait autrefois de cloche au chef du village qui souhaitait rassembler ses disciples. Ces cavernes sont le souvenir du soulèvement cataclysmique qui projeta ces anciennes grottes sous-marines jusqu’à leur emplacement actuel.

Mais les Australes ont bien d’autres trésors. On y trouve notamment le caviar vert. Il s’agit d’une petite algue qui pousse sur les coraux à quelques mètres de la barrière. Facile à ramasser, elle très réputée à l’étranger. Le plat d’algue est préparé très simplement avec un peu de lait de coco et de citron vert. C’est son goût salé et croquant qui rappelle à certains la saveur du caviar.Ceux qui ne ramasseront pas les algues du lagon, profiteront des ressources de la mer. Thons, bonites, et autres poisons, se pêchent dans les eaux des Australes. Et tandis que certains adoptent les moyens modernes pour attraper le poisson, d’autres préfèrent les méthodes traditionnelles.

Souvent pratiquée en famille, la pêche est enseignée très tôt aux tout petits. Très pratiquée autrefois, il en est une cependant, qui ne reste qu’un souvenir : la pêche à la baleine. Ces énormes mammifères, que l’on peut approcher lors de plongée sous-marine, viennent aujourd’hui tranquillement sillonner les eaux des Australes. A Tubuai, on pratique la pêche à la pieuvre. De son encre, mélangée à du taro, on fera le « tutaefe », appât très spécifique de cette île, et grâce auquel aucun pêcheur ne pourrait, aux dires des habitants, rentrer bredouille. « C’est comme ça la vie ici? c’est comme ça ! »