FICHE TECHNIQUE

Titre To’u fenua e tona mau to’a
Genre documentaire
Durée 26 minutes
Langue français
Intervenants Tuarii Tracqui, Fabien Dinard, Coco Hotahota, Moana’ura Tehei’ura, Tokai Devatine
Réalisatrice Claire Schwob
Production Creative.tv, Conservatoire artistique de la Polynésie française avec le soutien du Fonds Pacifique et de la Polynésie française

PITCH

Un jeune et brillant élève du Conservatoire artistique de Polynésie française, Tuarii Tracqui, nous ouvre les portes de la danse polynésienne. Il nous guide vers des hommes, des danseurs, des guerriers qui nous dévoilent les facettes masculines de leur passion commune. Tuarii a beaucoup appris de ses aînés, il souhaite maintenant transmettre, et surtout donner l’envie aux jeunes de connaître à leur tour la fantastique révélation que la danse fut pour lui.

SYNOPSIS

Prégénérique

Sur une musique originale, de nombreuses images de danseurs se succèdent.
La musique est rythmée par différents tempos, rapides puis lents, que les danseurs illustrent, seuls ou en groupe et en différents lieux. Sur une dernière image, Tuarii nous ouvre les portes du documentaire :

To’u fenua e tona mau toa
Mon Fenua et ses guerriers

Nous retrouvons Tuarii au Marae Arahurahu en compagnie de quelques autres danseurs ; ils célèbrent leur terre natale, cette terre sacrée.
Après que Coco Hotahota nous a dit en quelques phrases ce que la danse représentait pour lui, nous retrouvons Tuarii au marae. Il nous explique pourquoi il a voulu faire cette danse « pour commencer »… Ce qu’il pense avoir compris de la relation entre l’homme et la nature, les éléments… Il nous dévoile timidement son improbable secret : « Au début… j’étais obligé d’assister aux répétitions du groupe de maman. »
A peine son récit débute-t-il que déjà il s’interrompt, les yeux plein de lumière… « et j’ai commencé à apprendre à danser », il se reprend « j’ai commencé à vouloir apprendre…. ».

Tuarii nous guide dès lors tout au long du documentaire, accompagné de la voix off, explicative des moments historiques forts de la danse polynésienne.
Nous rencontrons d’autres interlocuteurs, qui furent eux aussi de jeunes danseurs talentueux et qui nous dévoileront leur vision de l’essence même de la danse polynésienne.

L’un d’entre eux, Fabien Dinard, est directeur du Conservatoire artistique de Polynésie. Il a choisi un métier lui permettant d’être chaque jour en contact avec sa culture, lui offrant la possibilité d’apprendre à son tour aux plus jeunes ce que les anciens lui ont enseigné.
Il veut certes promouvoir, valoriser, mais il veut également conserver ; c’est le maître mot, car il semble que l’évolution, souvent inévitable, puisse faire oublier quelques règles de base, et que la danse, comme d’autres arts traditionnels pâtisse parfois du manque de références. Grâce à son regard, son expérience, d’autres facettes de la danse tahitienne se dévoilent…

Nous retrouvons Tuarii nous expliquant les raison profondes de son amour pour la danse, sa vision contemporaine. Une légère amertume passe sur son visage lorsqu’il parle d’un certain folklore qui eut lieu autrefois lors des arrivées de Paquebots au temps de Madeleine Moua mais existe encore parfois aujourd’hui, ce qu’il trouve dommage, car la danse est bien que cela. Il laisse ensuite la parole à Moanaura Tehei’ura qui nous fait part de son point de vue sur la problématique de l’évolution de la danse, la conservation de certaines valeurs ancestrales intégrées inexorablement aux valeurs plus contemporaines d’une société moderne.

Puis, naturellement, Tuarii nous guide vers le Conservatoire, ce lieu où il a tout appris. Il nous dévoile son parcours, la technicité de l’apprentissage, et les possibles variantes que l’on peut parfois apporter, sans que cela ne dénature en aucune façon la danse traditionnelle.
Preuve en est, nous assistons stupéfaits, à une danse très traditionnelle, chorégraphiée par Tuarii sur fond musical de la 1ère suite pour violoncelle solo de Jean- Sébastien Bach.
Nous croisons ensuite de jeunes danseurs qui nous expliquent brièvement pourquoi ils dansent. Grâce à Tuarii et ses amis, nous entrons au cœur même du questionnement tellement récurrent de la jeune génération polynésienne concernant la transmission d’une culture, la nécessité de danser, nécessité qu’ils ne peuvent expliquer réellement. Tokai Devatine interprète alors leurs paroles simples, mettant en avant une évidente recherche d’identité.
Tuarii rejoindra finalement ses amis danseurs afin de nous interpréter un otea, hymne aux guerriers que Mamie Louise avait écrit pour le gala du Conservatoire de 2013. Les jeunes danseurs le dansent avec émotion, fiers de leur culture et souhaitant pouvoir la faire perdurer dans le temps…