En Océanie, l’histoire du tapa est liée à l’expansion des navigateurs austronésiens partis d’Asie du Sud-Est il y a environ 4 000 ans. En l’absence de fibres susceptibles d’être tissées, ils ont vraisemblablement favorisé la diffusion d’une technique héritée de leurs lointains ancêtres : le battage de la partie interne de l’écorce de certains arbres.
Cette étoffe végétale qui est également fabriquée en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, est identifiée aujourd’hui par le nom générique polynésien de tapa.
Lien culturel privilégié au sein des communautés insulaires, le tapa accompagnait les Océaniens tout au long de leur vie : lange du nouveau-né, vêtement quotidien ou de prestige, éléments de mobilier, couverture, objets d’échanges, de dons et de contre-don, et finalement linceul.
Laissé brut, teint et parfois parfumé, le tapa pouvait être également décoré de motifs à la symbolique reconnue ; les techniques de décor variaient suivant l’archipel : dessins à main levée, estampage, pochoir, etc. Elles ont donné des pièces remarquables et c’est en Océanie que l’art du tapa atteint son apogée.

FICHE TECHNIQUE

Titre Tapa d’Océanie, d’hier et d’aujourd’hui
Genre documentaire
Durée 26 minutes
Langue français
Réalisatrice Claire Schwob
Production Creative.tv, Musée de Tahiti et ses îles

L’EXPOSITION

Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie, Tonga, Samoa, Fidji, Hawaii, l’île de Pâques, Vanuatu et les îles Cook étaient rassemblés en Polynésie française au mois de novembre dernier. Le premier festival du tapa a réuni toute l’Océanie ou presque. Cinq expositions, des symposiums, des conférences, des démonstrations ont été organisés. L’exposition du Musée de Tahiti et des îles a prolongé ce moment exceptionnel avec son exposition Tapa d’Océanie, d’hier et d’aujourd’hui. L’expo, installée depuis le mois de novembre, se termine bientôt. Vous avez jusqu’au 21 février pour aller voir ces pièces uniques venant des quatre coins de l’Océanie. En savoir plus http://www.museetahiti.pf/?changelg=fr